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03/02/2010

Pourquoi la gauche doit rompre avec Georges Frêche

Ce n'est qu'après avoir publié mon dernier billet ici et sur PMA que je suis tombé (via betapolitique) sur cet article de Médipart qui vaut bien que je fasse un troisième billet ici, aujourd'hui (ce blog s'enflamme toujours en période électorale).

"C'est pourquoi, et mieux vaut tard que jamais, le Parti socialiste comprend soudain que le cas Frêche n'est pas une originalité locale, mais un handicap national. On ne peut prétendre affronter demain Nicolas Sarkozy et tolérer aujourd'hui Georges Frêche. On ne peut affirmer incarner nationalement une alternative, c'est-à-dire une authentique différence sur le fond comme dans la forme, et accepter localement un pouvoir sans partage, aussi démagogue qu'autocrate."

Un recours du camp Frêche ?

""Je déposerai un recours devant le tribunal de grande instance de Paris dans les jours qui viennent pour dénoncer que les règles ont été bafouées", a déclaré Didier Codorniou, qui conduira dans l'Aude la liste du président sortant du conseil régional de Languedoc-Roussillon."

Soit !

"Martine Aubry veut un bras de fer avec le peuple de gauche du Languedoc-Roussillon : elle va le perdre."

Les soutiens Georges Frêche ne représentent ni TOUT le peuple de gauche du Languedoc-Roussillon ni, surtout, le peuple de gauche de France qui attend que les formations politiques de gauche fassent leur boulot. Bordel.

Vive les 35 heures !

"Selon l’Insee, la loi a abouti à la création d’environ 350.000 emplois entre 1998 et 2002. Jean-Marie Harribey, économiste, maître de conférence à Bordeaux 4 et ancien président d’Attac, interrogé par Nouvelobs.com, évalue, lui, à deux millions le nombre d’emplois créés entre 1997 et 2009, dont 400.000 sont imputables aux 35 heures".

"La Corée du Sud, le Japon et les Etats-Unis travaillent plus que la moyenne. La France est certes en dessous de cette moyenne mais sa durée annuelle du travail (1.570 heures par an) est supérieure à celle de l’Allemagne ou des Pays-Bas."

"L’exemple des Pays-Bas est également “emblématique”: 47% des salariés sont à temps partiel, surtout des femmes (contre 17% en France).
“Le temps partiel peut alors s’interpréter comme une autre forme de partage de temps de travail, reposant sur des choix individuels“, indique l’Insee.
"

"Au total, seulement une partie des 40.000 postes prévus dans les hôpitaux ont été créés. Comme l’indique Jean-Marie Harribey, “le coup de force de la droite c’est de dire que les 35 heures ont aggravé les conditions de travail. Forcément, si on n’embauche pas derrière…"

"Certes, on l’a vu plus haut, les Français travaillent en moyenne moins que dans d’autres pays. Mais, selon l’Insee, la loi sur les 35 heures a permis aux entreprises des gains massifs de productivité horaire, de 4% à 5%. Et l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) affirme que la France affiche l’un des niveaux de productivité horaire les plus élevés parmi les pays de l’OCDE."

"En France, en dépit de l’introduction des 35 heures en 2000, l’essentiel de la baisse de la durée hebdomadaire s’est accompli, pour les salariés à temps complet, entre 1966 et 1982, donc principalement sous des gouvernements de droite, jusqu’à la cinquième semaine de congés payés et les 39 heures, initiées par la gauche."

C'est à lire chez Alain.

02/02/2010

La gratuité des transports en Ile-de-France ?

Ce qu’il y a de bien ou de pas bien, avec ces périodes électorales, c’est qu’on a parfois plein de trucs à dire : l’occasion de réveiller les blogs à moitié morts. Je viens de faire, pour PMA, un billet comparant les programmes des différents partis, mais je n’ai que survolé le volet « tarification ». C’est pourtant essentiel, je me rappelle d’ailleurs qu’on en parlait beaucoup lors des régionales de 2004 (avant, je votais en Bretagne).

Certains candidats proposent un tarif unique ou une tarification différente le week-end et la nuit : j’ai du mal à en percevoir la justification. Je paye mon abonnement pour aller à la Défense pour bosser, je ne vois pas pourquoi mon tarif augmenterait pour payer une sortie de week-end d’un type qui bosse en zone 6 et qui habite à côté !

Le seul tarif unique possible est la gratuité. J’aime bien en parler, ça fait sauter au plafond beaucoup d’andouilles… Mais de mémoire, je crois que seuls 30% des revenus de la RATP et de la SNCF en Ile-de-France proviennent directement de la poche des clients (la plupart sont remboursés à 50% par l’employeur et les entreprises sont hautement subventionnés). Prendre ces 30% sur les impôts ne me choquerait pas, mais je ne tiens pas à faire hurler les libéraux en peau de lapin. Moins de 30%, d’ailleurs, la « billetterie » coûte cher (automates, système informatique, portillon, contrôleurs, … sans compter les jours de grève lorsque les usagers sont remboursés).

Cécile Duflot, par exemple, propose un abonnement mensuel unique à 65 euros ce qui se traduit par une hausse du tarif pour les gens en « 2 zones » mais une baisse globale des revenus du STIF. Il faudra donc trouver de nouveaux revenus, qui ne pourront venir que de « la puissance publique », donc l’impôt. Or, cette baisse globale profitera aussi aux employeurs qui remboursent une partie des titres de transport mais pénalisera les citoyens qui payent des impôts.

Tiens ! Je viens de parler des revenus du STIF. C’est bien lui touche le pognon et le reverse à la SNCF et à la RATP (voire aux quelques compagnies privées qui assurent certains trajets). Mais, ce sont bien la SNCF et la RATP qui revendent des titres de transport pour le compte du STIF… Ce dernier (donc les collectivités locales) rémunère la RATP et la SNCF pour cette vente de titres de transport (en plus du coût des transports).

On a donc toute une usine à gaz incompréhensible du commun des mortels. Les libéraux ont dans leur programme le projet de la complexifier puisqu’ils veulent ouvrir les transports à la concurrence (il faudra bien que les concurrents acceptent les titres du STIF et puissent en vendre).

Madame Duflot propose aussi une complexification du système de billetterie (baisse des tarifs en heures creuses, ce qui n’est pas simple à mettre en œuvre : la vente des billets n’est pas liée à leur utilisation). Elle souhaite aussi que les titres RATP puissent être utilisés pour autre chose, comme la location de vélos…

On y repense quand, à la gratuité ?

 

 

 

 

 
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