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02/12/2008

Rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne

J’apprends qu’une parole malheureuse de Nicolas Sarkozy provoque un débat sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Pourquoi pas ? Nantes est la capitale historique de la Bretagne, la mérite d’être creusée.

 

Par contre…

 

« Patrick Mareschal, président PS du conseil général de la Loire-Atlantique, […] s'est dit aujourd'hui favorable à un référendum sur le rattachement de son département à la Bretagne ».

 

« La question, poursuit-il, doit être posée dans les deux régions, "celle qui verrait la Loire-Atlantique arriver et celle qui verrait la Loire-Atlantique partir". »

 

Ce Monsieur pourrait-il nous indiquer sur quelles bases juridiques ou constitutionnelles il souhaite organiser un tel referendum ?

 

En quel honneur, un Breton habitant le Kremlin-Bicêtre pourrait-il ne pas voter…ou voter ? Comment définit-on le corps électoral ? Comment un type né à Paris et muté à Nantes pourrait-il avoir son mot à dire sur l’appartenance ou non de Nantes à la Bretagne ? Comment des habitants d’une région Française pourraient-ils décider d’une question à la frontière entre l’historique et l’administratif ? Combien de citoyens connaissent les enjeux d’un regroupe de régions ?

 

Il est sympa le Président de lancer des débats.

Commentaires

Il parait que Barrack Obama s'est dit favorable à ce changement !
:-))

[Y'a des enjeux quand même, on ne mesure pas bien !].

Écrit par : monsieur Poireau | 02/12/2008

putain mais lâchez nous on s'en branle !

Écrit par : Gaël | 02/12/2008

Qu'est ce qu'il nous fait, lui ?

Écrit par : Nicolas J | 02/12/2008

je parle à Nicolas Sarkozy...

Écrit par : Gaël | 02/12/2008

Pendant qu'on y est, on ne pourrait pas lui demander d'unifier les deux Normandie ?

Écrit par : Didier Goux | 02/12/2008

Il en a parlé aussi.

Écrit par : Nicolas J | 02/12/2008

Unifier la Normandie?... Y'en a qu'une, elle a comme capitale, Caen...
Sinon, pour avoir habité à St Nazaire... Ils se prennent tous pour des bretons dans le 44, mais je ne suis pas sûr que les Bretons de l'ouest en veuillent, de ces continentaux..

Écrit par : manuel | 04/12/2008

Pas de 44 en Bretagne, on ne veut pas nous autres bretons de Nantes comme capitale. Il se prend pour qui Nicolas Sarkozy. Il faut un référendum, hors de question de nous imposer ca et pourquoi pas le 59! Ce n'est pas par ce que le duché d'anne de bretagne cette traitre que l'on doit rattacher le 44 à la Bretagne!

Écrit par : tsuchiya | 10/12/2008

Et une Bretagne avec 44 mais qui aurait Rennes comme capitale?

Écrit par : Manuel | 10/12/2008

Tsuchiya,

L'objet du commentaire est justement de dire qu'un referendum n'a aucune base juridique... Votre bêtise mettra du soleil dans ma journée ! Votre pseudo est par ailleurs très significatif de votre attachement à la Bretagne.

Manuel,

Et Loudéac, comme capitale, ça aurait de la gueule !

Écrit par : Nicolas J | 10/12/2008

Loudéac... Bretagne Nord, ça appartient à la Normandie, non?

Écrit par : Manuel | 10/12/2008

La loire atlantique c'est pas en bretagne. C'est gravé dans le granit.

Écrit par : Yann | 10/12/2008

C'est vrai, j'ai appris ça à l'école, en cours de géopolitique régionale.

Écrit par : Manuel | 10/12/2008

Je vis dans le 44 et j'aime profondément la Bretagne, mais le département de la Loire-Atlantique est à la frontière avec d'autres cultures (Vendée, Maine et Loire, Mayenne...) et ce métissage est notre richesse. La Bretagne n'a pas besoin de la Loire-Atlantique, la réciproque est vraie. Alors si référendum, je voterais non au rattachement.

Écrit par : Annah | 25/02/2009

je suis pour le rattachement la loire atlantique est partie intégrante de la bretagne dans l esprit de tolérance avec les départements périphériques

Écrit par : neveu | 01/03/2009

Pétain a séparé la Bretagne, le premier à faire ceci fut Louis 14 qui pour affaiblir Nantes (son pouvoir commercial et politique) mit le gouvernement de Bretagne à Rennes, le reste c'est des batailles de clochers stériles. Nous n en serons que plus forts dans une Europe fédérale.

Jeudi 26 Février 2009
Régions: La Bretagne veut Nantes
Par Gaël VAILLANT
leJDD.fr
>> Le rapport du comité Balladur a fait des heureux. La majorité des élus bretons se félicitent d'avance d'un possible rattachement de la Loire-Atlantique à leur région. Une proposition qui émane de parlementaires très actifs à Paris. Leurs détracteurs critiquent plus la méthode que le principe. En revanche, l'opposition se questionne sur l'avenir des Pays-de-la-Loire et du Poitou-Charentes.

Écrit par : Fred | 02/03/2009

la Loire-Atlantique est bretonne cela est historique et la frontière est Fougères et Clisson
Mon père est breton il est né à Guémené-Penfao et je suis BRETON DE COEUR

Souvent je ne suis pas fier d'être Français mais toujours fier d'être BRETON

KENAVO

Écrit par : VINOUSE | 05/03/2009

ce mot est adresser a manuel il faudrait que tu revise ton histoire ce n'est pas les nantais ni les habitants de la loir atlantique qui on voulu etre séparés de la bretagne, c'est napoleon qui en a decider ainsi quand il a instorer le principe du decoupage des regions de france alors calmos

Écrit par : ewann | 15/04/2009

rectificatif excuse maunel mais je me suis tromper c'est a tsuchiya que cela s'adresse

Écrit par : ewann | 15/04/2009

Le référendum dont parle M. Mareschal peut être tout à fait valable. Il existe des référendums locaux, créés en 2003 et dont le premier avait été soutenu par l'actuel Président de la République. Les Corses avaient voté contre le projet qui faisait de leur île une collectivité territoriale à part entière. Récemment, les électeurs de Mayotte ont voté pour devenir le 101e département français, dans une consultation similaire, vous vous rappelez ?

C'est dans la Constitution, article 72-1, alinéa 3 :
« La modification des LIMITES des collectivités territoriales peut également donner lieu à la consultation des électeurs dans les conditions prévues par la loi. »

Un référendum sur le devenir de la Loire-Atlantique est donc tout à fait possible, voire probable s'il fallait en venir à modifier les limites, et ce, sans faire participer les habitants de Lorraine ou de Guadeloupe.

Si « un Breton habitant le Kremlin-Bicêtre » cherche à réunir la Bretagne, il ne pourra, a priori pas le faire par les urnes – et au vu du peu de goût du Président de la République pour les référendums, les électeurs ne seront pas mis à contribution non plus concernant la future réforme, nationale, des collectivités.

Aurevoir. Ou bien « Kenavo ».

Écrit par : Tix | 14/07/2009

Tous ceux qui disent que le 44 n'est pas breton sont des cons et tous qui disent que je suis pas breton meritent un coup de poing dans la gueule...

L’EMPREINTE DE LA LANGUE BRETONNE EN PAYS DE RETZ
Auteur : Gwenedal
Article diffusé sur le site aujourd'hui disparu "http://bretagne.unie.free.fr"

L’étude attentive des noms de lieux du Pays de Retz fait apparaître un certain nombre de toponymes et microtoponymes bretons, témoins de la pratique de la langue bretonne dans cette région au moyen-âge. Nous avons examiné l’ensemble des données disponilbes pour les communes du Pays de Retz afin d’en extraire les toponymes d’apparence bretonne.

Les toponymes portant le sigle ° proviennent du fichier de l’INSEE (noms de parcelles) pour la Loire-Atlantique.

Rappelons qu’en l’absence de formes anciennes et de confirmation des prononciations, l’interprétation d’un toponyme reste très incertaine. Nous présentons donc à suivre une liste qui mériterait un examen critique approfondi.

Noms de communes :

Paimboeuf (Penbo et Pencebos XIIè, Penboef 1216) : la forme la plus ancienne suggère le vieux breton pen bu, " la pointe du bovin " ou encore pen buch, " la pointe de la vache ". Le nom actuel résulterait de la traduction en français de l’élément bu, déjà effectuée au XIIIème siècle d’après les formes anciennes.

Pornic (Castrum Porsniti XIè, Pornit 1130, Pornidio 1330) : porzh nizh, " le port abrité ". Le c final est purement graphique et très breton dans l’esprit. Il n’est traditionnellement pas prononcé : on dit " Porni ".

Corsept (Corsuito XIIè) : peut-être dérivé du vieux-breton cors, " marais " ; la forme ancienne évoque un éventuel korzid, " roselière ", le vieux-breton cors ayant évolué vers ce sens. L’avantage de cette hypothèse est de correspondre à la réalité du terrain, riche en marais et roseraies, et aussi d’éclairer un nom de lieu considéré comme obscur. On notera cependant que la toponymie française connaît plusieurs occurrences similaires : Corset en Naintré (86), en Retournac (43), etc. Un mot gaulois similaire ne peut donc être écarté. L’hypothèse du latin Corpus Septimus, " septième corps (d’armée) " semble fantaisiste.



Noms de villages, quartiers et parcelles :
Gourmalon, Pornic : nom d’homme vieux-breton Uurmaelen, " sourcils bruns "

Mindin (Mendinum XIè, Mendin 1554), Saint-Brévin-les-Pins : maen din, " la forteresse de pierre ".


Penfour, Saint-Brévin-les-Pins : penn forn, " la pointe du four ". Ce toponyme apparaît sur les anciennes cartes marines, et survit aujourd’hui dans le nom d’un chemin à proximité du Pointeau.

Bodon, Saint-Brévin-les-Pins : bod onn, " le buisson de frênes " (comparer avec Bodon en Cléder, 29, et Bod-Onn en Plougastel-Daoulas, 29, cf. Deshayes p. 109). On peut aussi penser au nom d’homme Baudon (du germanique bald), porté en Vendée.

Le Béa, Saint-Brévin-Les-Pins. Situé dans une zone riche en tumuli, près du village de La Guerche, paraît formé à partir de bez, " tombeau". Semble identique aux Béac de Saint-Nazaire et Sainte-Anne-sur-Vilaine (35), et Porz Beac’h en Logonna-Daoulas (29). On ne trouve aucun toponyme similaire hors de Bretagne.

Le Coelin° , Saint-Brévin-les-Pins : koed lenn, " le bois de l’étang ".

Les Tremelas°, Arthon-en-Retz : Treb Melar, "le village de (saint) Meloir". Ce saint breton était honoré dans le pays Nantais à Avessac. Probablement un anthroponyme d’après l’article.

Le Rohy° , Bouguenais : roc'hig, "petit rocher".

Mindine (Ile), Bouguenais : semble identique à Mindin, voir supra

Coharnelle° , Bourgneuf-en-Retz : composé de koed et du nom d'homme Harnel du vieux-breton *Hoiarnhael, soit " le bois d’Harnel " ?

Guisseneux (aussi noté Dix-Neuf°, Guineuf° et Guiseneuf°), Bourgneuf en Retz : du nom d'homme vieux-breton Uuethenoc, "guerrier". Les différentes notations du cadastre, comportant ou non le son z hérité du th vieux-breton, attestent de l’ancienneté du toponyme. En cas de nom d’homme importé récemment, une seule forme phonétique serait connue. Comparer l’évolution de ce nom en Haute-Bretagne (Brière) : Guihéneuf, et en Basse-Bretagne : Guezennec.

Le Bois-aux-Nains (Bois Onnins, sans date), Bourgneuf-en-Retz : de onnenn, "frêne". Toponyme hybride franco-breton. Il ya fort à penser que le mot bois a remplacé koed à une époque reculée.

Le Talverne° ou Le Talverre°, Bourgneuf-en-Retz : tal gwern, " le bout du marais ". Possible corruption du mot calvaire par palatalisation de la consonne initiale.

Le Quenia° ou Le Quenard°, Chauvé : dérivé de keneac’h, forme de type sud-armoricain pour kreac’h, " colline ". Comparer avec le vannetais Kenyah, et les Canard des Côtes-d’Armor, de même étymologie.

Le Corsi°, Corcoué-sur-Logne : apparement diminutif en –ig de korz, " roseau ", ou encore korzid, " roseraie ", ou mot gaulois au sens de " marais " (cf. Corsept).

Le Scouvaine°, Corcoué-sur-Logne : de skavenn, " le sureau " (prononcé skovenn dans certains dialectes bretons)

La Branvelle°, Corsept : composé en bren, " colline ". Semble identique au toponyme Branbel en Piriac-sur-Mer, nom de rochers. Le second élément est peut-être bil, " hauteur ", nom qui subit une mutation consonnantique en composition.

Le Roiloup ou Le Roueloup°, Corsept : roc’helloù, " les petits rochers ".

Les Haligans°, Corsept : de halegenn, " le saule ", " la saulaie ". L’article pluriel devant ce toponyme aurait tendance à nous orienter vers un nom d’homme. Cependant sur la même commune nous trouvons :

Les Haligoux°, Corsept : halegoù, " les saules "

Le Brain°, Fresnay-en-Retz : bren, colline, ou mot gaulois identique.

Les Magores (rochers), La Bernerie-en-Retz : peut-être de magoer, " muraille ".

Tréans ou Trehan,°, La Bernerie-en-Retz : diminutif en –an de tré, " village ", ou anthroponyme importé.

Béduni (pointe), La Plaine-sur-mer : pourrait venir de beg dunig, " la pointe du petit fort ". Les noms bretons évoquant des fortifications parfois très anciennes semblent jalonner les côtes du Pays Nantais : Le Castily à Pénestin, Le Castelli à Piriac, Penchâteau au Pouliguen, Mindin à Saint-Brévin. Toutefois on peut aussi envisager une déformation du français " baie du nid ".


Le Brahan°, La Plaine-sur-Mer : probable diminutif en –an de bré, " colline ".

Le Hecqueux, La Plaine-sur-Mer : de heskeg, " endroit à laîche " (nom de plante)

Le Ménigou, La Plaine-sur-Mer : de maenigoù, " les petites pierres ". Indice intéressant, côtoie la Pointe de La Pierre, de sens très proche. Ce cas d’un toponyme breton voisinant sa traduction en français est fréquent dans la toponymie de Haute-Bretagne.

Le Coquer°, La Planche : possible kozh ker, " la vieille ville ", mais plus probablement nom d’homme de même étymologie ou dérivé de coq.

Mean°, La Planche : maen, " pierre ", ou singulatif en –enn de maes, " campagne ".

Le Creaz°, Le Clion-sur-Mer et Pornic : de kreac’h, " colline ".

Lesnaiwe°, Le Clion-sur-Mer : semble correspondre à lez nevez, " la cour neuve ". Corruption très probable ou ancore nom d’homme, en tous cas un toponyme curieux.

Les Tréans, Les Moutiers-en-Retz : semble identique à Tréhan à la Bernerie.

Le Telman, Machecoul : de tal maen, " le bout des pierres " ?

Le Trevignon°, Machecoul : composé en treb, "village". Pour la second élément nous proposons l’hyptohèse d’un mot ancien pour marais (cf. gallois mignen). Nous aurions donc treb vignen, " le village du marais ", par mutation consonnantique. On peut aussi penser au breton gwinnion, " aubier ".

Le Crenit°, Montbert : krenit, " la tremblaie ", formé à partir de krenn, tremble.

Le Grénit, Paulx : également de krenit, " la tremblaie ". L’initiale mutée en g sous-entend la présence ancienne de l’article breton (ar grenit, ou plus exactment an grenit en vieux-breton). Le Grénit se rencontre à quatre reprises dans le Morbihan et une fois à Paulx, mais nulle part ailleurs en France, indice supplémentaire de bretonnité.

Le Toulain°, Port-Saint-Père : toull lann, " la lande percée " (par un chemin), toponyme breton très fréquent.

Banc de Kerouars, Préfailles : composé en ker, " village ", le second élément étant sûrement un nom d’homme. Notons la présence du village de Quirouard à proximité, probablement de même étymologie.

Menbriant°, Préfailles : nom d’homme breton composé des éléments Maen, " fort ", et Brient, " privilège ".

Port Meleu, Préfailles : semble contenir le nom d’homme vieux-breton Maeloc. On peut plus simplement penser au français meule.


Trevignoux°, Saint-Hilaire-de-Chaléons : peut être rapproché de Trevignon en Machecoul. Ici le –ou final marquerait un pluriel, donc " le village des marais ". On peut aussi penser au breton *vignoc formé à partir du latin vinea, " vigne ". Ce serait alors le " village des vignes ".

Le Halloué°, Saint-Colomban : variante possible de halegoed, " saulaie " (comparer avec Hellouet en Plusquellec, 22, et Elléouet en Sizun, 29).

Le Haligour°, Saint-Mars-de-Coutais : probablement halegoù, " les saules ".

Coëtargand (Chortaguen 1045, Cortargon XIIè), Saint-Père-en-Retz : koed argant, " le bois d’argent ".


Le Botrene°, Saint-Père-en-Retz : bod drein, " le buisson d’épines ".

Les Allegants° ou Allequants°, Saint-Père-en-Retz : de halegenn, " le saule ", ou nom d’homme Halgand de même étymologie.

Le Mont Scobrit (Scobrit 839), Saint-Viaud : est signalé à l’emplacement de cette commune au IXème siècle ; ce nom viendrait du vieux-breton scao brith , " sureau tacheté ".


Dernière édition par le Mar 23 Oct - 23:36, édité 1 fois

Écrit par : jeanmarieavril@yahoo.com | 01/06/2010

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