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29/11/2008

Parti de Gauche

emotionsMEETING DE LANCEMENT DU PARTI DE GAUCHE

AUJOURD'HUI, SAMEDI 29 NOVEMBRE

15 HEURES

A L'ILE-SAINT-DENIS

Centre Sportif Ile-des-Vannes

En présence d'Oskar Lafontaine, président de Die Linke

NB : la photo a été empruntée à Iyhel (qui j'espère me pardonnera de ne pas lui avoir demandé son autorisation...).

[Egalement posté sur Les 17 millions... et les autres]

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27/11/2008

Elections Européennes - Des trublions

Elections Européenne 2.JPG

Toujours dans la suite de mon billet de ce matin sur les Européennes, voilà le troisième graphique. Il tente (et rate) d’illustrer l’impact des trublions sur les « vieux partis », comme en 1994 où Bernard Tapie et sa liste MRG avaient bien siphonné l’électorat du PS ou en 1999 où Charles Pasqua et Philippe de Villiers avaient fait du mal à ce qui étaient alors le RPR et l’UDF.

 

Ma répartition avec d’un côté le PS et le PC et de l’autre l’UDF et le RPR puis l’UDF et l’UMP est purement arbitraire. Par exemple, j’aurais pu intégrer les verts dans le groupe PC et PS… mais en 1989, c’est Antoine Waechter qui était à la tête des Verts. On peut difficilement le qualifier de gauchiste, mais je l’ai bien mis dans le groupe « Autre gauche » ! De même, ranger tous les trucs qu’on ne peut pas qualifier comme CPNT dans le même groupe le Front National n’est pas nécessairement très sympathique.

 

Ainsi, les élections successives sont tellement différentes les unes des autres qu’il est délicat de généraliser. C’est d’autant plus vrai que le mode de scrutin a changé en 2004 (mes graphiques ne prenant en compte que les formations obtenant des élus, les petits groupes, comme Lutte Ouvrière, sont défavorisés).

 

Les seuls trucs intéressants, là-dedans, sont les blogs PC+PS et UDF-RPR-UMP pour montrer la capacité des grosses formations à résister aux « effets de mode » que peuvent représenter certaines listes « dissidentes ».

 

L’intérêt de séparer les Verts du reste du PS, outre se rappeler l’existence de ce bon M. Waechter, est accru par leur positionnement en 2009. Une liste « ratissant large » devrait se présenter et probablement piquer des voix à tout le monde… avec des prévisions totalement impossibles à faire. Imaginons par exemple que Daniel Cohn-Bendit soit chef de file dans une grosse région et Nicolas Hulot dans une autre…

 

Avec le Modem au milieu, les instituts de sondage n’ont pas fini de nous faire rigoler.

 

 

Elections Européennes : combat de blocs

Elections Européenne 1.JPGVoilà le deuxième graphique d'une série de trois, pas très utile non plus, un peu comme le premier (promis, des efforts seront faits pour le troisième) qui montre l'évolution des scores des "gros partis" (RPR, UMP et UDF regroupés) lors des dernières élections Européennes.

En 1999 et 2004, les gros sont dans un mouchoir de poche. Que nous réservera 2009 alors que le Modem ne pourra sans doute plus être intégré à une des équipes ?

Elections Européennes et chiffres

Europe tendance.JPGVoilà un graphique sans intérêt sur les résultats lors des dernières élections européennes. Je le diffuse uniquement parce que j'ai perdu 3 minutes à le faire pour essayer d'illustrer mon billet de ce matin.

26/11/2008

Vers l'avenir immédiat

Parmi mes copains left_blogs, il y a beaucoup de « Ségolistes », notamment mes trois compères du « top 4 ». Autant je n’ai jamais compris qu’ils puissent soutenir Ségolène Royal à ce point, autant je les comprends parfaitement dans leur motivation de rénover le fonctionnement du Parti Socialiste.

 

D’ailleurs, dès le début de l’aventure des lelf_blogs et ma rencontre des premiers militants, qu’ils en fassent partie ou non, j’ai compris le déficit de démocratie et un certain noyautage de quelques instances. La récente mésaventure de Marc, qui n’a pas pu se présenter pour le poste de « Premier Fédéral ». On peut interpréter cette histoire de différentes manières et soutenir « la défense » en s’appuyant sur les statuts du Parti, il n’empêche que sur le fond, c’est gênant de voir un type avec 15 ans d’ancienneté jeté dans ces conditions !

 

Martine Aubry est maintenant désignée Première Secrétaire, c’est à elle que reviendra la devoir de dépoussiérer tout ça. Certains ne lui font pas confiance, d’autres pensent qu’elle peut le faire. Moi, je m’en fous. Enfin non, j’espère qu’elle le fera. Je m’en fous dans le sens où ça ne sont pas mes oignons : je ne suis pas membre du Parti Socialiste mais simple tenancier de deux blogs politiques, le premier avec 3000 visiteurs par mois, l’autre 14000. Autant dire : rien, c’est pour ça que j’ouvre ma gueule.

 

Et j’en profite, pour sortir le premier des trois messages que je voudrais faire passer dans ce billet.

 

Hop : il faut que le linge sale se lave en famille, les histoires de statuts, d’élections internes, de fédérations, … n’intéressent a priori pas le grand public et, surtout, ne le regarde pas. Pendant cette période de congrès, la presse a beaucoup parlé de combats de boue mais assez peu d’idées politiques. Il faut que cela cesse, il n’y a rien de plus repoussoir que ces duels d’égos, ces batailles de chiffres, ces contestations de scrutin.

 

Un gros mal a été fait. J’ai entendu dire, parmi les « Ségolistes », que le probablement mauvais score aux prochaines élections Européennes serait d’ores et déjà à imputer au premier secrétaire (comme Michel Rocard, en 1993, si ma mémoire est bonne), donc Martine Aubry. Non ! La défaite est à imputer au Parti actuel et à toutes les baffes données par les uns et par les autres dans cette période, notamment les Ségolistes qui ont crié à la triche pendant trois jours, probablement pour faire entrer dans l’opinion publique que les socialos ne sont que de vils tricheurs… En plus, comme les Ségolistes ont perdu la première manche, les socialos vont en plus passer pour des infâmes roquets.

 

Le deuxième message concerne l’éventualité d’une plainte déposée devant la justice pour faire annuler l’élection. Si la justice donne raison « aux plaignants », il y a bien sûr des inconvénients à court terme, en termes d’image et de bordel lié à la probable nécessité de reprendre le congrès à zéro.

 

Mais ça ne serait que la face cachée de la chose.

 

Si la justice donne raison, ça équivaut à invalider tout le processus électoral du Parti Socialiste : s’il y a des fraudes avec le système actuel, il y a nécessairement eu des fraudes pour les précédentes élections qui sont donc éminemment suspectes. Ainsi, le récent vote pour le changement des statuts pourraient être annulé, de même, pour ne remonter qu’au précédent congrès, toutes les décisions de la direction actuelle et de François Hollande.

 

Mais on s’en fout : il n’y a pas à tortiller du cul pour chier droit.

 

La problème, c’est qu’en invalidant la dernière version des statuts, la notion même d’adhérent du PS est invalidée (qui contrôle les listes, les fichiers ? qui valide les adhésions ? …). Il n’y a donc aucun moyen de valider un nouveau changement des statuts ou toute autre réforme du mode de fonctionnement !

 

C’est la mort du PS. Avant de dire que je ne raconte que des conneries, réfléchissez bien. S’il y a une décision de justice à l’encontre du PS sur le fondement même de son fonctionnement démocratique, c’est TOUT LE PS QUI SAUTE. Soyons gentil : qui risque de sauter si des méchants poussent le raisonnement à fond.

 

Il faudrait donc reconstruire entièrement le PS. Dans le meilleur des cas, il pourrait conserver ses postes d’élus et son pognon…

 

Le troisième message que je voulais aborder, je l’ai déjà abordé hier dans ce même blog. La notion d’adhérent à 20 euros est bien jolie, même très bien pour les militants désargentés, mais elle ne doit pas se traduire par un bradage des voix ! Un militant doit être bien intégré dans le parti, participer aux réunions, distribuer des tracts, coller des affiches, manifester et un tas de trucs que je ne peux pas imaginer, je ne suis pas militant adhérent du PS et ne souhaite pas, actuellement, le devenir.

 

Pendant longtemps, j’ai été dirigeant d’une association « d’éducation populaire ». Nous avions la notion de « membres amis » qui permettaient principalement aux parents de disposer d’une assurance quand ils transportaient des mômes ou aux anciens membres de garder une jambe dans la boutique et d’aider l’association par une cotisation… Un jour, on s’est rendu compte que statutairement, on ne pouvait pas distinguer les « membres amis » des autres membres, contrairement à ce qu’on croyait, de bonne foi.

 

Quand on s’en est rendu compte, on a découvert deux dommages collatéraux. D’une part, il nous fallait convoquer tous les membres dans les instances (Assemblées Générales et congrès) ce qui faisait perdre du poids aux vrais acteurs du terrain. D’autre part, ça ne s’est jamais passé, mais il était devenu très possible de noyauter une instance !

 

Imaginez une section du PS avec 20 membres. Un type prend pour ses proches pour 100 euros d’adhésion. Une cotisation à 20 euros pour sa femme, une pour chacun de ses parents et une pour chacun de ses beaux parents. Il se retrouve majoritaire. Bel exemple de démocratie !

 

Ce n’est pas en cotisant qu’on devient militant, mais en militant…

La relativité de l'âge au PS

Laurent Fabius a 62 ans. Il y a 27 ans qu’il a accédé à son premier poste ministériel. Marine Aubry aura 62 ans en 2012. Il y aura 22 ans qu’elle aura accédé à son premier poste ministériel. Ségolène Royal aura 64 ans en 2017. Il y aura 25 ans qu’elle aura accédé à son premier poste ministériel.

 

Les ceusses qui, au nom du renouvellement de la vie politique, voulaient virer des gens comme Laurent Fabius, qualifiés de nombreuses fois de manière sympathique par « Vieux crabes », peuvent-ils apprendre par cœur ces chiffres ?

 

Et s’en rappeler en 2017.

25/11/2008

Implosion du PS : pas possible

On lit ici où la que le Parti Socialiste va imploser. C’est ridicule.

 

« L'implosion est l'inverse de l'explosion. Elle se produit lorsque la pression externe à un objet est plus grande que celle à l'intérieur et que cette différence est assez grande pour briser la résistance mécanique de ce dernier. Elle se produit soudainement au point de rupture de la résistance et projette les débris vers l'intérieur de l'objet. » nous dit Wikipedia.

 

D’une part, j’ai l’impression qu’au PS les débris sont déjà à l’intérieur de l’objet. C’est donc une explosion qu’il faudrait. D’autre part, il me semble que la pression est supérieure dans le PS qu’à l’extérieur. Par exemple, le Modem et l’UMP ne me paraissent pas spécialement sous pression dans cette histoire.

 

Et c’est un spécialiste de pression qui vous le dit. De demi pression, d’accord.

 

Un peu de sérieux ! Arrêtons d’utiliser le mot « implosion » pour le PS. Ca ajoute un peu de confusion ?

 

 
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